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CinétibMon humble avis sur ce qui sort sur vos écrans de cinéma - N'hésitez pas à donner le votre. |
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July 02 JEUX DE POUVOIR - 6,5/10
Synopsis : Stephen Collins est membre du Congrès américain et préside le comité qui supervise les dépenses de la Défense. Ambitieux, il incarne l'avenir de son parti et pourrait bien devenir un des leaders du pays. Lorsque sa jeune assistante est tuée dans des circonstances mystérieuses, certains secrets font surface...
Cal McAffrey, journaliste chevronné et ami de longue date de Collins, est chargé par sa rédactrice en chef, d'enquêter sur l'affaire. Avec une jeune journaliste, Della Frye, McAffrey tente de découvrir l'identité du meurtrier. Il ignore qu'il s'attaque à un complot qui menace les structures mêmes du pouvoir. Lorsque des milliards sont en jeu, tout le monde devient suspect... Avis : Avec un style efficace et soigné, un rythme soutenu, un scénario astucieux et un casting haut de gamme, Jeux de pouvoir est à classer dans la catégorie des très bons polars, prenants, excitants et emballants. Il reprend un thème à la mode et particulièrement bien exploité, la privatisation de la défense aux USA via des groupes militaires privés (également pierre angulaire de la très réussie saison 7 de 24 Heures Chrono) et traite avec finesse de la collision entre deux mondes, la politique et le journalisme. Il est surtout formidablement interprété par les toujours impeccables Russel Crow et Helen Mirren, la rafraichissante Rachel Mc Adams et la rayonnante Robin Wright-Penn. Cependant, le film souffre d’un point de départ légérement improbable et d’une fin décevante. Entre les deux, on retient son souffle. June 30 VERY BAD TRIP - 7/10Réalisé par Todd Phillips
Synopsis : Au réveil d'un enterrement de vie de garçon bien arrosé, les trois amis du fiancé se rendent compte qu'il a disparu 40 heures avant la cérémonie de mariage. Ils vont alors devoir faire fi de leur gueule de bois et rassembler leurs bribes de souvenirs pour comprendre ce qui s'est passé.
Avis : Un scénario au point de départ ingénieux (3 gars se réveillent le lendemain d’un enterrement de vie de garçon dans une chambre d’hôtel dévastée, en compagnie d’un tigre, d’un bébé, mais sans le futur marié) qui entraine le spectateur dans un enchainement de gags irrésistibles et de dialogues imparables. Le naturel et l’aisance du trio, ainsi qu’un BO efficace jouent beaucoup sur notre plaisir coupable de voir s’accumuler toutes les désastres sur les 3 pieds-nickelés. Le principe du « Bordel, mais qu’est ce qu’il a bien pu nous arriver hier !! » est très bien rythmée et le jeu de piste pour retrouver progressivement et rétrospectivement le fil de la soirée est délicieux. Un pur moment de comédie. Very good trip. June 22 LASCARS - 6/10Réalisé par Albert Pereira Lazaro, Emmanuel Klotz
Synopsis : Condé-sur-Ginette, en périphérie d'une grande ville, à mille lieux du sable chaud, des cocotiers et du bleu océan des Caraïbes. C'est l'été. Le soleil brûle le chrome des mobylettes, réchauffe le bitume des tours, asphyxie les halls d'immeubles et crame les esprits. Ici, tout le monde rêve des plages de Santo Rico. Certains plus que d'autres. Pour Tony Merguez et José Frelate, les deux MC's du quartier, le départ est imminent. Mais l'agence de voyage responsable de leur billet a zappé le nom de la destination. Retour à la case Ginette ! Pour refaire surface, Tony se mue en Montana façon Scarface et tente de refourguer un peu d'herbe fraîche " gentiment " prêtée par Zoran, brute épaisse aux pieds pas vraiment d'argile. José de son côté joue les Don Juan dans une grosse villa, occupée par Momo l'incruste et la belle... Clémence. Tout aurait pu rouler, si une maîtresse en furie, des réalisateurs plutôt amateurs, un sauna norvégien, des policiers énervés ou encore un juge coriace, n'en avaient décidé autrement...
Avis : A l’origine des Lascars, des programmes courts humoristiques d’une minute sur le quotidien de la banlieue. On aurait pu légitimement craindre une dilution de leur potentiel comique avec le passage au format long. Pas du tout. Le film est nerveux, drôle, pêchu, les dialogues percutants et formidablement servis par un casting de voix parfait. L’ensemble est entraînant, (je passe sur quelques incompréhensions partiels de certaines expressions en verlan – désagréable impression d’être un vieux con), la qualité de l’animation très honnête, on rit parfois, on sourit souvent et le mélange de 2D pour les personnages /3D pour les décors, est très intéressant. June 15 JUSQU'EN ENFER - 6.5/10Réalisé par Sam Raimi
Synopsis : Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay Dalton. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où la mystérieuse Mme Ganush débarque à la banque et la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la compassion et la pression de son patron, Mr Hicks, qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar. Hantée par un esprit malfaisant, incomprise de son petit ami, elle se fait aider du medium Rham Jas, qui l'entraine dans une course frénétique contre la damnation éternelle, pour inverser le sortilège...
Avis : Sam Raimi revient à ses premières amours avec un film d'horreur très réussi, en constant équiliibre entre l'effroi pur et un humour forcément trés noir. Il multiplie les scènes diablement efficaces (la voiture, le cimetière), et use de tous les mécanismes du genre pour nous faire sursauter sur nos sièges. Une réalisation léchée et un esthétisme parfois proche d'un univers Burtonien finissent de nous séduire. Un très bon moment. June 14 TERMINATOR RENAISSANCE - 5,5/10Réalisé par McG
Avis : Honnête sequel, très respecteux de l'univers créé par la première trilogie tout en lui apportant un nouvel élan narratif, Terminator renaissance remplit son contrat de divertissement plutôt qualitatif. Mais en voulant jouer la carte de l'univers sombre, brutal, pour éviter à tout pris le ridicule et gagner en crédibilité, cette suite perd le décalage un peu burlesque des premiers opus et est par conséquent totalement dépourvu d'humour. Résultat, on assiste à un enchainement de scènes impressionnantes, mais longues, très (trop) longues, et avec peu d'enjeu dramatique. Terminator rennaissance se contente presque de planter le décor pour les prochains épisodes. On apprend finalement pas grand chose et la fin un peu culcul est baclée et nous laisse sur notre faim. Assez ennuyeux finalement. June 11 LES BEAUX GOSSES - 8/10Synospsis : Hervé, 14 ans, est un ado moyen. Débordé par ses pulsions, ingrat physiquement et moyennement malin, il vit seul avec sa mère.
Au collège, il s'en sort à peu près, entouré par ses bons copains. Sortir avec une fille, voilà qui mobilise toute sa pensée. Hélas, dans ce domaine, il accumule râteau sur râteau, sans toutefois se démonter. Un jour, sans très bien comprendre comment, il se retrouve dans la situation de plaire à Aurore, l'une des plus jolies filles de sa classe. Malgré des avances de plus en plus évidentes, Hervé, un peu nigaud, ne se rend compte de rien. Quand enfin il en prend conscience, Aurore refuse de sortir avec lui. Puis, sans prévenir, elle se jette dans ses bras. Enfin, il sort avec une fille ! Grand amateur de branlettes et de films X, Camel, son meilleur ami, convainc Hervé d'essayer de coucher avec sa copine. Devant son copain, Hervé se vante de sa virilité, mais quand il est avec Aurore, c'est une autre affaire... Avis : Les beaux gosses est un percutant retour aux années collège, un bond dans le temps criant de vérité. C’est surtout une succession d’éclats de rire et de bidonnages, un mélange de répliques déjà cultes et de situations délicieusement burlesques, mais qui ne tombent jamais dans la caricature. Ça faisait un bout de temps que je n’avais pas autant ri dans une salle obscure. En prenant le parti de ne pas ménager ses (anti)héros, le réalisateur leur donnent une sincère crédibilité. La grande réussite du film, outre les dialogues savoureux, tient en grande partie dans son casting, d’une cohérence et d’une alchimie presque miraculeuse. Les deux acteurs principaux sont confondants de justesse (mais où sont-ils allés les chercher ?), et les personnages secondaires proprement incroyables (Noémie Lvovsky, la mère d’Hervé en tête, mais également le prof de français, et tous les élèves). Une deuxième vision paraît nécessaire, ne serait-ce que pour profiter de tout ce qui se passe au 2ème (voir au 3ème) plan. Le trait est un peu grossi, mais peu importe, le résultat est d’autant plus efficace, un condensé hilarant de l’âge pour le coup vraiment ingrat. Irrésistible. June 08 ETREINTES BRISEES - 6,5/10Réalisé par Pedro Almodóvar
Synopsis : Dans l'obscurité, un homme écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a eu un violent accident de voiture, dans lequel il n'a pas seulement perdu la vue mais où est morte Lena, la femme de sa vie. Avis : Avec Etreintes Brisées, Almodovar poursuit l’évolution amorcée avec Volver vers un cinéma moins excentrique et plus sobre. Il livre une œuvre sensible et émouvante, pour autant pas dépourvue d’humour.
June 03 LOOKING FOR ERIC - 6,5/10Réalisé par Ken Loach
Synopsis : Eric Bishop, postier à Manchester, traverse une mauvaise passe.
Sous son nez, ses deux beaux fils excellent dans des petits trafics en tous genres, sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur et sa vie sentimentale est un désert. Malgré la joyeuse amitié et la bonne humeur de ses collègues postiers qui font tout pour lui redonner le sourire, rien n'y fait... Un soir, Eric s'adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa chambre semble l'observer d'un oeil malicieux. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ? Eric en est persuadé, le King Cantona peut l'aider à reprendre sa vie en mains... Avis : Ken Loach quitte, du moins en apparences, le cinéma engagé et social, pour nous offrir une comédie sentimentale un peu barrée. En apparence seulement, parce que toujours en prise avec le prolétariat anglais, parce que le discours sur le foot business qui laisse les clubs anglais aux mains de magnats russes ou américains et qui conduit les vrais supporters à ne plus pouvoir aller au stade, est sans arrêt sous-jacent. Et parce que l'histoire parallèle de ses fistons en prise avec un gang du quartier remet un salvateur coup de booste à un récit qui commençait un peu à patiner dans le romantisme et l'accumlation des maximes de Canto (forts sympatiques au demeurant).
Et donc aussi un film concept, puisque Cantona dans son propre rôle. Ben ça le fait bien. Eric the King, occupe l'écran et impose un humour brut et direct qui colle bien avec le ciné de Loach, sensible et cynique à la fois. Pas la peine de préciser que le reste du casting est impeccable. C'est un Ken Loach quand même. Et un Loach pas si mineur que ça finalement. June 02 VENGEANCE - 6/10Réalisé par Johnnie To
![]() Synopsis : Un père vient à Hong Kong pour venger sa fille, victime de tueurs à gages. Sur son passeport est marqué "cuisinier". 20 ans plus tôt, il était un tueur professionnel.
Avis : Dans la lignée des polars noirs et très stylisés made in Hong Kong, Vengeance livre son lot de ballets d'affrontements virils et pétéradants. Aùbiance poisseuse et humide sous les néons de la ville grouillante ou dans les espaces souillés des alentours, les balles fusent, les gangs s'assemblent, s'affrontent. Et vengent. Sans états d'âmes. Au milieu, Jojo pose son regard fatigué et désabusé. Une vraie présence, qui ne sonne faux que lorsqu'il parle. Il ne parle pas beaucoup. C'est mieux. L'histoire est plus le squelette permettant à cet environnement de sang et d'acier de prendre chaire. Pas suffisant pour en faire un grand film, mais assez pour une jolie danse macabre. May 18 GOOD MORNING ENGLAND - 7/10Réalisé par Richard Curtis
Synopsis : Carl vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu'il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d'un équipage éclectique de DJ's rock and roll. À leur tête se trouve le Comte, un Américain exubérant, véritable dieu des ondes en synergie totale avec la musique. A ses côtés, ses fidèles animateurs : Dave, ironique, intelligent et d'un humour acéré ; l'adorable Simon, qui cherche l'amour ; l'énigmatique Midnight Mark, séduisant et silencieux ; Wee Small Hours Bob, le DJ des petites heures du matin, accro à la musique folk et à la drogue, Thick Kevin, qui possède l'intelligence la plus microscopique du monde ; On-the-Hour John, le chroniqueur des actualités, et Angus "The Nut" Nutsford, qui est sans doute l'homme le plus agaçant d'Angleterre...
La vie en mer du Nord est riche en événements... Avis : Survendu par son distributeur comme LE "Feel good movie" du moment ("film qui fait se sentir bien" littéralement), Good Morning England tient toutes ses promesses, mêlant énergie, rythme, gags premier degré, humour potache et moments plus délicats. Et une bande son démente. On peut ajouter une réalisation très efficace à défaut d'être révolutionnaire, à base de split screens et de va-et-vient entre le bâteau et les arcanes du pouvoir. Des idées foisonnantes portées par un casting de tronches impérial, qui campe des personnages barrés et pour la plupart irrésistibles, même ceux qu'on voit à peine. Il se passe toujours un truc à l'arrière plan qui densifie un peu plus la mise en scène. Bref, une comédie british comme on les aime, qui fout la banane et rend léger, tout léger. Absolument réjouissant. May 15 UN MARIAGE DE REVE (EASY VIRTUE) - 6/10Réalisé par Stephan Elliott
John Whittaker, jeune Anglais de bonne famille, tombe fou amoureux de Larita, superbe aventurière américaine. Il l'épouse sur le champ et la ramène dans le manoir de ses parents. Si Mr Whittaker n'est pas insensible au charme de sa belle-fille, l'allergie est instantanée chez Mrs Whittaker. La guerre des piques commence. Larita comprend vite qu'elle doit riposter si elle ne veut pas perdre John. Les étincelles fusent... jusqu'au jour où le passé secret de Larita est révélé à tous. Elle décide alors de frapper un dernier grand coup. Avis : Ne vous fiez pas au titre français (non mais quelle idée cette traduction…) Easy Virtue puisque le titre anglais est quand même plus parlant, est une comédie vive, pétillante, emballante par moments, portée pas des dialogues acérés et des répliques assassines. On reprochera seulement parfois un certain excès du réalisateur dans les effets, sans doute pour contraster avec l’ambiance lugubre de ce manoir anglais constamment entouré d’un déprimant brouillard typiquement anglais et d’un canevas construit originellement pour le théâtre. Résultat, les accélérations de rythme peuvent sembler un peu forcées par moment. N’en demeure pas moins un spectacle réjouissant typiquement anglais, aux enjeux plus profonds qu’ils n’y paraissent, naviguant entre comédie de mœurs et drame familial, et qui doit beaucoup à l’affrontement jubilatoire entre les deux personnages féminins. Jessica Biel se révèle pleine de naturelle et d’effronterie, et Kristin Scott Thomas une belle mère sarcastique, austère et piquante à souhait. Enlaidie pour le film, elle confirme qu’elle peu décidemment tout jouer et passer d’un registre à l’autre avec une incroyable aisance et une classe peu commune. Rarement une actrice aura été si expressive avec si peu d’artifice. May 13 STAR TREK - 6,5/10Réalisé par J.J. Abrams
Synopsis : La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau Star Trek, mettant en scène le premier voyage d'un tout nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire.
Dans ce périple semé de dangers, d'action et d'humour, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans sa quête de vengeance. Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, originaire de la rurale IOWA, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion. Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne n'est encore jamais allé. Avis : Totalement vierge de toute référence à l'univers Star Trek, sauf peut-être un vague souvenir de mecs en pyjama et d'un bonhomme aux oreilles pointus, c'était donc sans grande attente que je suis allé découvrir cette adaptation du papa de lost (huge respect) et Cloverfield (idem). Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il nous offre un solide spectacle, qui convoque tous les ingrédients du (trés) bon cinéma de divertissement. Scénar intelligent à base de voyage temporels, sans pour autant virer dans le nerd, effets spéciaux nickels sans tomber dans la surenchère, et en plus une bonne dose d'humour, héritage des légendes du genre (les premiers Star Wars, Indiana Jones...). Le parti pris de se concentrer sur l'enfance des deux personnages principaux de la saga (tous les deux excellement interprétés) donne un coup de jeune et de modernité vivifiant à l'image un peu cheap que la moultitude d'adaptations avait fini par donner à la série.
Une trés agréable surprise. May 08 JE L'AIMAIS - 6/10Réalisé par Zabou Breitman
Synopsis : En une nuit, Pierre va partager avec sa belle-fille Chloé, ce grand secret qui le hante depuis vingt ans, celui qui le mit face à lui-même, à ses contradictions et à ses choix, à son rôle d'homme et à ses manques. Le secret de cet amour pour Mathilde, pour lequel il n'a pas tout abandonné, choisissant une route plus sûre et plus connue. En une nuit, nous saurons la vie d'un homme qui n'osa pas.
Avis : Zabou Breitman nous entraîne dans une histoire d'amour intense, sincère et vraie. La principale force de son film est sans doute qu'on y croit du début à la fin. Grâce sans doute à un style subtil et pudique, une image et une lumière chaude et à l'esthétique travaillé (Hong kong est très joliment filmé), mais aussi une réalisation discrète mais efficace dans ses aller retour dans le temps. Contrairement à ses deux précédents films (Se souvenir des belles choses, L'homme de sa vie), aux effets un peu pesants parfois, Zabou trouve le ton juste pour faire progresser son histoire sans imposer une émotion qui pourrait paraître artificielle. Elle a aussi su trouver et diriger des acteurs à la hauteur, dont un Daniel Auteuil impressionnant, qui nous balance un uppercut emotionnel d'une force inouïe à la fin du film, d'autant plus bouleversant qu'il est inattendu. Une jolie histoire, un belle reflexion sur l'engagement, les choix. La vie qui passe et les chemins que l'on ne prend pas. May 04 ROMAINE PAR MOINS 30 - 5,5/10Synopsis : Romaine a 30 ans.
Justin, son copain, décide de l'emmener à Noël dans le grand nord québécois pour y mener une nouvelle vie. Mais au dessus de l'atlantique, Romaine apprend que l'avion va s'écraser et ne veut pas mourir sans avoir avoué à Justin une vérité qu'elle lui a toujours cachée. Cependant rien ne va se passer comme prévu... Avis : Une comédie loufoque et sympathique, mais qui a du mal à tenir la distance. On finit par se lasser des péripéties de Romaine dans le grand froid canadien, malgré toute l'énergie et la générosite de Sandrine Kiberlain, très à l'aise dans ce registre décalé et un peu barré. Mais l'ensemble tourne en rond et certaines longueurs alourdissent le film. Pas totalement abouti. April 26 COCO AVANT CHANEL - 6,5/10Synopsis : Une petite fille du centre de la France, placée dans un orphelinat avec sa soeur, et qui attend en vain tous les dimanches que son père vienne les chercher.
Une chanteuse de beuglant à la voix trop faible, qui affronte un public de soldats éméchés. Une petite couturière destinée à refaire des ourlets dans l'arrière-boutique d'un tailleur de province. Une apprentie-courtisane au corps trop maigre, qui trouve refuge chez son protecteur Etienne Balsan, parmi les cocottes et les fêtards. Une amoureuse qui sait qu'elle ne sera " la femme de personne ", pas même celle de Boy Capel, l'homme qui pourtant l'aimait aussi. Une rebelle que les conventions de l'époque empêchent de respirer, et qui s'habille avec les chemises de ses amants. C'est l'histoire de Coco Chanel, qui incarna la femme moderne avant de l'inventer. Avis : Sans esbroufe, et avec une sobriété très à propos, Anne Fontaine raconte les premières années de la vie d’adulte de Coco Chanel, partagées entre deux hommes et mues par une formidable volonté de se démarquer et d’exister. L’héroïne est d’envergure (plus dans son comportement que par son physique), et le film rend hommage à son tempérament, brossant sans fioriture un joli portrait clair et très lisible. Si la discrétion de la mise en scène fait parfois dangereusement pencher Coco avant Chanel du côté du téléfilm de prestige, on se laisse porter par ce qui furent les origine du mythe, et cette jolie relation que Coco construit avec Balsan son mentor, qui se verra transformée par sa rencontre avec le premier véritable amour de sa vie. Aucune fausse note dans l’interprétation, Poelevoorde confirme son talent et sa capacité à jouer dans tous les registres et Tautou compose une Coco très crédible, lui prêtant ses traits et sa gouaille volontaire. Dépouillé, sensible et délicat. |
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